Yokohama

Avec un peu plus de 3,6 millions d’habitants, Yokohama est la deuxième plus grande agglomération japonaise. A seulement 25 minutes du sud-ouest tokyoïte en JR (sorte de RER/TER), il n’est pas étonnant que la ville se soit énormément développée durant les dernières décennies.

C’est d’ailleurs ce développement intensif qui donne à son centre-ville (Minato Mirai) un côté américain, des avenues bien structurées et des immenses gratte-ciels, au milieu d’une sorte de jungle urbaine classique à ras du sol. Pour parfaire la copie, j’ai été accueilli d’une météo californienne (33°C au thermomètre), m’offrant gratuitement, en souvenirs, un coup de soleil sur chaque bras et un sur le visage.

Avec autant de grands immeubles, il y a deux choses qui attirent particulièrement l’attention à Yokohama. Premièrement, les bureaux très impressionnants de grandes entreprises, et, deuxièmement, les galeries marchandes aussi vastes que bondées de potentiels clients à l’affût du nouvel article de chez Untel & Co.

A gauche, Fuji Xerox. A droite, Nissan (avec leur showroom en dessous) et, en arrière-plan, NTT Docomo (équivalent de France Télécom / Orange au Japon) avec l’antenne sur le toit.

Petit aparté, j’ai toujours des petits problèmes avec WordPress qui, je l’espère, seront corrigés au plus tôt. En attendant, je ne peux pas mettre à disposition une jolie galerie avec les photos que j’ai prises. Désolé.

J’ai donc commencé ma promenade sur le bord de mer, qui m’a offert de magnifiques panoramas, avant de m’aventurer plus au coeur de Minato Mirai. Yokohama peut d’ailleurs se vanter d’accueillir le plus haut building japonais, la Landmark Tower (~ 300 mètres). Les 20 derniers étages sont remplis de chambres d’hôtel … Sympa la vue le matin au réveil.

Je me suis ensuite arrêté au Yokohama Cosmoworld, parc d’attractions, où j’ai testé le « Diving Coaster : Vanish ! », une « montagne russe » plus sensationnelle que ce à quoi je m’attendais (pour les curieux : Lien Youtube).

Bien réveillé, du coup, j’ai repris mon escapade pour finir de longer la côté jusqu’à la fameuse jetée d’Osanbashi (que vous verrez en photo plus tard). S’en est suivi un réveil de mon estomac pour me signaler que, malgré les 2 litres que j’avais bus pour me désaltérer, il commençait à avoir faim.

Cela tombait à pic puisque je me dirigeais vers China Town … Cependant, malgré un repas copieux, des décorations un peu partout le long des rues, China Town m’est plus apparu comme une succession de lecteurs de mains, de vendeurs de marrons chauds (…) et de restaurants plus ou moins chinois. Rien de bien extraordinaire quoi. J’aurais quand même quelques clichés de « portes » et d’un temple à vous montrer, mais ne vous attendez pas à voir un Pékin miniature.

Après ça, ce qui commençait à faire pas mal, j’ai continué à déambuler dans les ruelles de Yokohama pour jeter un coup d’oeil à quelques espaces verts, plus ou moins agréables. J’ai ensuite pris le chemin du retour vers le centre en JR, qui s’est d’ailleurs arrêtée 1 heure à cause d’un incident. On remarquera d’ailleurs qu’il est pratique et fort agréable de ne pas comprendre pour combien de temps l’interruption est prévue, histoire de bien poireauter inutilement au lieu de choisir une alternative.

Une fois arrivé, j’ai ré-arpenté quelques rues pour être sur d’en avoir bien fait le tour et j’ai fini par rentrer à la maison, bien fatigué, un peu brûlé mais sans regret, car, même si elle n’a pas fait un sans-faute, Yokohama m’a offert un paysage différent de Tokyo que j’ai allègrement apprécié de visiter.

14 Juillet

Bonne fête nationale, et surtout, bon jour férié à tous.

J’espère que vous serez gâtés d’une belle journée ensoleillé, mais peut-être pas aussi chaude qu’ici, où le thermomètre affiche 33°C : un poil trop à mon goût.

Aujourd’hui, je reste à l’appartement et je prépare une excursion à Yokohama demain, où je pourrai visiter la ville, les jardins, la plus grande Chinatown du Japon et, si j’ai le temps, le zoo, tout ça sous le soleil puisque la météo devrait être la même qu’aujourd’hui.

Météo japonaise

S’il y a une chose dont on entend parler tant en France qu’au Japon, c’est à quel point l’été japonais est désagréable. Fortes chaleurs et taux d’humidité importants, vous pouvez en effet en convenir, ce n’est pas le temps rêvé.

Alors que le mois de Juin étouffe ses concurrents au classement du taux d’humidité dans l’air, Juillet et Août ont cramé tout le monde dans la course au mercure.

Cependant, après un mois de Juin, certes peu discret en averses mais largement vivable, le mois de Juillet se déroule pour l’instant sans accroc. Bien que deux ou trois jours assez chauds et humides se soient manifestés, dans l’ensemble, le temps est plutôt agréable, ensoleillé et pas si « lourd » que ça.

J’espère donc que ça va continuer ainsi, même si les gens affirment que « ça va être horrible ».

Back dans les bacs

Après quasiment un mois d’absence (principalement dû à une mise à jour de WordPress qui a tout fait planter …), me voilà de retour sur la toile.

Depuis tout ce temps, il n’y a pas de quoi écrire des romans. Sachez tout de même que ma vie japonaise suit son cours et s’est, encore un peu plus, ancrée dans une routine de travail.

Entre temps, j’ai eu l’occasion, et le grand plaisir, de faire un court retour en France pour fêter comme il se devait le mariage de ma soeur. La famille, les amis, le beau temps, la joie et la bonne humeur étaient tous au rendez-vous pour un week-end d’exception.

J’ai aussi eu la bonne (et soulageante) nouvelle de mon acceptation pour la bourse ministérielle pour le sujet de thèse à l’IRIT, que je poursuivrai donc pour les 3 prochaines années (retour à mes amours toulousaines pour mon plus grand plaisir).

Sur ce, je vais faire le tour de mes anciens articles et photos, histoire de voir où j’en étais (et si tout est toujours bien là) et je tacherai d’en poster des nouveaux au plus tôt.

La fièvre du samedi soir

Comme je vous en avais parlé, samedi soir, je suis allé à une soirée « française » organisée dans un bar vers Shibuya.

Commençons par le commencement, le « buffet français ». Il y avait du pain (un peu mou mais ça reste du pain), des légumes avec de la tapenade, des salades variées, des moules, et des « autres trucs » que je n’ai pas reconnus comme de la nourriture française mais qui n’était pas non plus japonaise (donc toujours bon à prendre pour changer du quotidien).

Après avoir pas trop mal mangé, en compagnie des chinois (bon ok, des chinoises) que Tony avait invités, je suis allé faire un peu le tour de la place. J’ai d’abord rejoint Marine, une française qui habite dans le même immeuble que moi, ainsi que sa copine, Valériane, que je n’avais jamais vu avant (étudiante à Paul Sabatier elle-aussi).

On a pas mal parlé avant que je change encore de coin pour faire la brève rencontre de Vincent et Thomas, deux français dont un est étudiant à l’ENSEEIHT (Toulouse est bien représentée).

Je suis enfin retourné vers la table principale pour finir la soirée avec Tony, ses amies, et Akiko (que j’avais invitée). Au passage, j’ai beaucoup synthétisé la soirée car à ce moment, il est environ 23 heures et je suis arrivé un peu avant 20 heures.

Après avoir fini les assiettes, les bouteilles et de discuter, on s’est dirigés vers la sortie, où la majorité s’est dirigée vers le métro. Pour ma part, c’était billard avec Tony et Akiko.

On est donc allés se détendre pendant environ 2 heures dans un immense bar à billards/fléchettes/golf virtuel, ce dernier qu’il faut que je teste. Ca nous a laissé le temps de faire plusieurs parties avant de prendre, encore une fois, la direction de la sortie, pour aller dans le dernier endroit de la soirée, le HUB pub de Shibuya (un des deux).

Le HUB est une chaine de pub avec pas mal d’établissements dans Tokyo (et en dehors) où l’on va souvent, vu que c’est très sympa. Cette fois, on y est allés pour voir la finale de l’UEFA Champions League, qui débutait à 3h45 pour nous.

Le pub ouvrait exprès pour ça. C’est avec un peu de surprise que l’on a pu voir la foule qui était venue. A peine 5 minutes après son ouverture, c’était plein. Certains avaient même réservé les tables et chaises qui étaient disponibles. Du coup, on a dû rester debout tout le temps (on avait quand même gratter une table).

La deuxième surprise a été de voir l’engouement que le foot européen peut provoquer au Japon. Non seulement beaucoup de personnes étaient venues, mais l’ambiance, elle aussi, était au rendez-vous. Supporters de Chelsea comme du Bayern, la moindre action qui s’approchait à moins de 25 mètres d’un but était soutenue d’encouragements unanimes.

Comme à leur habitude, les japonais sont très amicaux et c’est donc logiquement que l’on a discuté avec plusieurs d’entre eux (Tony a l’air pas mal calé sur le sujet).

Quelques 160 minutes, cris, sauts et applaudissements plus tard, on a pu se diriger, pour la dernière fois de la soirée, vers la sortie pour rejoindre, aux alentours de 7h30, l’appartement.

Bref, c’était une soirée bien chargée et très sympathique. Comme d’habitude, j’ai rencontré du monde, parlé, pris du bon temps et découvert quelques facettes du Japon que je ne connaissais pas encore : Tout va bien.

Episode VI, le retour du Jeudi (3)

Je suis sûr que certains ont ri. Si oui, je peux « sabrer » le champagne pour fêter ça … Ok, j’arrête.

Dernier épisode, donc, sur ce jeudi au planning chargé, où l’on a bien mangé, bu, chanté et où l’on s’apprête à encore manger, boire et nous amuser.

On est allés dans un bar/restaurant bien sympathique, où l’on peut boire autant que l’on veut pendant 2 heures pour 1000 yens/personne (~10 € pour ceux qui ne sont toujours pas habitués), à condition de prendre quelques trucs à manger.

Après nous avoir indiqué un premier bout de table où l’on pouvait s’asseoir pour commencer, nous avons donc pu commander une première tournée de nourriture et de boisson. Comme souvent dans ces endroits, il n’y a pas de repas à part entière mais plutôt des sortes de « tapas » que l’on peut partager à plusieurs. Fruits et légumes assaisonnés, petites brochettes, salades garnies et autres plats assez simples se sont donc affairés à nous remplir l’estomac pendant que l’on commençait à discuter chacun dans nos coins.

Au niveau des breuvages, Tony est resté fidèle à son Gin Tonic, tandis que les autres s’essayaient à toutes sortes de mélanges de liqueurs et de jus de fruits. Pour ma part, j’ai testé le « Karua Miruku » (= Kahlua Milk) qui est un mélange de Kalua et de lait et qui, ma foi, n’est pas mauvais du tout. J’ai donc continué sur ça à peu près toute la soirée, exception faite de deux verres de « Cassis-Thé vert », pas extraordinaires mais buvables.

Après quelques temps, on nous a déplacés vers une vraie table, juste pour nous, dans une sorte de box.

Jason, qui n’était pas en manque de boisson avant d’arriver et encore moins une fois ici, a alors proposé de jouer à un « drinking game » appelé le « Never have I ever … ». Le concept est simple, chacun son tour, une personne dit « Never have I ever done this thing » (= « Jamais de ma vie je n’ai fait telle chose ») et tous ceux qui l’ont déjà faite doivent boire. Je pense qu’il est inutile de vous préciser autour de quel(s) sujet(s) s’axent la conversation … Du coup, en l’espace de quelques heures, on en apprend rapidement beaucoup sur les autres (et sur les moeurs des autres pays).

Sur ce, et après avoir fini de boire notre « last order », on s’est dit au revoir et on a pris le chemin du retour, puisqu’après tout ce n’était que jeudi et, pour ma part, il fallait aller bosser le lendemain.