Transports en commun

S’il y a un domaine dans lequel le Japon excelle et fait souvent figure de « leader » mondial et de précurseur, c’est clairement la science appliquée.

Robots et automates sont aussi bien une réalité qu’un cliché (positif comme négatif) utilisé par les occidentaux pour désigner le pays du soleil levant. A partir du moment où chaque français possède un bac plein de fromages et une (des) bouteille(s) de vin dans son frigo, on pourrait s’attendre à interagir avec des machines plus souvent au Japon que dans les autres pays. Eh bien non ! Le Japon n’est pas plus automatisé que la France et, en plus, personne n’a de fromages et de vin … à mon plus grand désarroi.

Non seulement il ne l’est pas plus, mais peut-être même « moins ». Comme exemple, je vais vous parler des transports en commun. La région du Kanto est connectée de bout en bout par cinq principales sociétés de transports : Tokyo Metro, Toei Subway, East Japan Railway (East JR), Tobu Railway et Tokyo Corporation

Tokyo Metro et Toei Subway proposent 13 lignes de métro, pour 290 stations, fonctionnant 20 heures par jour, auxquelles s’ajoutent 108 stations pour Tokyu Corp et 215 pour Tobu Railway. Enfin, East JR est composée de 32 lignes et je ne compterai pas le nombre de stations car c’est tout simplement énorme.

Ça nous amène un total d’environ 600 stations pour le « métro ». Si je vous ai barbé avec ça, ce n’est pas pour rien. Ce qu’il faut savoir, c’est que chaque rame a deux employés pour la conduire, ouvrir les portes, etc. et chaque station a deux employés pour annoncer les arrivées/départs, et faire des signes aux gars de la rame. On va utiliser le pifomètre pour estimer le nombre de rames sur chaque ligne et porter ce nombre à 40/heure/ligne. Le japonais standard travaille 8 heures par jour. Je vous épargne les explications et vous annonce donc un résultat de : 200 employés * 30 lignes + 5 employés * 600 stations = 9 000 employés.

9 000 employés qui ont pour travail de conduire le métro, ouvrir les portes, faire les annonces, bref, 9 000 employés qui pourraient facilement être remplacés par des automates. Tout ça sans compter les JR (mais qui ne sont pas gérés de la même manière). Pour la petite anecdote, la RATP a 56 000 employés pour gérer tous les transports parisiens. A elle seule, la East JR a 62 000 employés pour gérer un équivalent des RER parisiens.

Inutile d’en dire plus pour bien mettre l’accent sur l’immensité des transports en commun dans la région du Kanto, et tout ça pour en venir à la conclusion suivante : le Japon n’est pas du genre à délester les ressources humaines au profit des machines à la première occasion, malgré l’a priori que l’on pourrait avoir.

En bonus, une carte de l’ensemble des transports dans la région.

寿司 – Sushi

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Coins de paradis

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Izakaya – Kezako ?

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Riz

Quoi de mieux que de profiter d’un voyage en Asie pour vous apprendre quelque chose sur l’aliment n°1 de très très loin ici : le riz.

Commençons par faire un tour de la production. Légèrement plus de 90 % de la production mondiale de riz vient des paysans asiatiques, avec quelques 190 millions de tonnes venants de Chine, 120 d’Inde et « seulement » 10 pour le Japon, qui se place ainsi 10e au rang des pays producteurs.

Maintenant, un petit aperçu de la consommation. Il parait évident que le pays le plus peuplé décroche la première position, avec environ 135 millions de tonnes consommées chaque année par les chinois, suivi de l’Inde avec pas moins de 85 millions de tonnes et le Japon, constant, est 10e avec une consommation d’environ 9 millions. Inutile de vous préciser que chaque repas (y compris le petit-déjeuner pour certains) comprend du riz.

Jusque là, me direz-vous, rien de bien surprenant. Et bien détrompez-vous, c’est bien de là que va venir la surprise (et tout l’intérêt de cet article).

En effet, si le prix moyen d’un kilo de riz en France tourne aux alentours de 2,5 € et 3 € (de mémoire, pour la boîte d’1 kg de riz « de marque » basique). Ici, le sachet de 2 kg (en packaging grand sac plastique) est, au premier prix, à plus de 500 yens/kg (soit quasi 5 €/kg) …

Certes, je prends le prix d’un super-marché moins discount qu’en France (mais ça reste le plus grand que j’ai vu à Tokyo pour l’instant) et je ne prends pas non plus en compte la différence de prix France/Japon. Mais tout de même, 2 fois le prix pour l’aliment de base de tous les repas japonais, produit sur place (ou, éventuellement, importé de chez les voisins).

Bref, j’ai fait mes courses au Japon, je n’ai même pas acheté de riz.