Riz

Quoi de mieux que de profiter d’un voyage en Asie pour vous apprendre quelque chose sur l’aliment n°1 de très très loin ici : le riz.

Commençons par faire un tour de la production. Légèrement plus de 90 % de la production mondiale de riz vient des paysans asiatiques, avec quelques 190 millions de tonnes venants de Chine, 120 d’Inde et « seulement » 10 pour le Japon, qui se place ainsi 10e au rang des pays producteurs.

Maintenant, un petit aperçu de la consommation. Il parait évident que le pays le plus peuplé décroche la première position, avec environ 135 millions de tonnes consommées chaque année par les chinois, suivi de l’Inde avec pas moins de 85 millions de tonnes et le Japon, constant, est 10e avec une consommation d’environ 9 millions. Inutile de vous préciser que chaque repas (y compris le petit-déjeuner pour certains) comprend du riz.

Jusque là, me direz-vous, rien de bien surprenant. Et bien détrompez-vous, c’est bien de là que va venir la surprise (et tout l’intérêt de cet article).

En effet, si le prix moyen d’un kilo de riz en France tourne aux alentours de 2,5 € et 3 € (de mémoire, pour la boîte d’1 kg de riz « de marque » basique). Ici, le sachet de 2 kg (en packaging grand sac plastique) est, au premier prix, à plus de 500 yens/kg (soit quasi 5 €/kg) …

Certes, je prends le prix d’un super-marché moins discount qu’en France (mais ça reste le plus grand que j’ai vu à Tokyo pour l’instant) et je ne prends pas non plus en compte la différence de prix France/Japon. Mais tout de même, 2 fois le prix pour l’aliment de base de tous les repas japonais, produit sur place (ou, éventuellement, importé de chez les voisins).

Bref, j’ai fait mes courses au Japon, je n’ai même pas acheté de riz.

La fièvre du samedi soir

Comme je vous en avais parlé, samedi soir, je suis allé à une soirée « française » organisée dans un bar vers Shibuya.

Commençons par le commencement, le « buffet français ». Il y avait du pain (un peu mou mais ça reste du pain), des légumes avec de la tapenade, des salades variées, des moules, et des « autres trucs » que je n’ai pas reconnus comme de la nourriture française mais qui n’était pas non plus japonaise (donc toujours bon à prendre pour changer du quotidien).

Après avoir pas trop mal mangé, en compagnie des chinois (bon ok, des chinoises) que Tony avait invités, je suis allé faire un peu le tour de la place. J’ai d’abord rejoint Marine, une française qui habite dans le même immeuble que moi, ainsi que sa copine, Valériane, que je n’avais jamais vu avant (étudiante à Paul Sabatier elle-aussi).

On a pas mal parlé avant que je change encore de coin pour faire la brève rencontre de Vincent et Thomas, deux français dont un est étudiant à l’ENSEEIHT (Toulouse est bien représentée).

Je suis enfin retourné vers la table principale pour finir la soirée avec Tony, ses amies, et Akiko (que j’avais invitée). Au passage, j’ai beaucoup synthétisé la soirée car à ce moment, il est environ 23 heures et je suis arrivé un peu avant 20 heures.

Après avoir fini les assiettes, les bouteilles et de discuter, on s’est dirigés vers la sortie, où la majorité s’est dirigée vers le métro. Pour ma part, c’était billard avec Tony et Akiko.

On est donc allés se détendre pendant environ 2 heures dans un immense bar à billards/fléchettes/golf virtuel, ce dernier qu’il faut que je teste. Ca nous a laissé le temps de faire plusieurs parties avant de prendre, encore une fois, la direction de la sortie, pour aller dans le dernier endroit de la soirée, le HUB pub de Shibuya (un des deux).

Le HUB est une chaine de pub avec pas mal d’établissements dans Tokyo (et en dehors) où l’on va souvent, vu que c’est très sympa. Cette fois, on y est allés pour voir la finale de l’UEFA Champions League, qui débutait à 3h45 pour nous.

Le pub ouvrait exprès pour ça. C’est avec un peu de surprise que l’on a pu voir la foule qui était venue. A peine 5 minutes après son ouverture, c’était plein. Certains avaient même réservé les tables et chaises qui étaient disponibles. Du coup, on a dû rester debout tout le temps (on avait quand même gratter une table).

La deuxième surprise a été de voir l’engouement que le foot européen peut provoquer au Japon. Non seulement beaucoup de personnes étaient venues, mais l’ambiance, elle aussi, était au rendez-vous. Supporters de Chelsea comme du Bayern, la moindre action qui s’approchait à moins de 25 mètres d’un but était soutenue d’encouragements unanimes.

Comme à leur habitude, les japonais sont très amicaux et c’est donc logiquement que l’on a discuté avec plusieurs d’entre eux (Tony a l’air pas mal calé sur le sujet).

Quelques 160 minutes, cris, sauts et applaudissements plus tard, on a pu se diriger, pour la dernière fois de la soirée, vers la sortie pour rejoindre, aux alentours de 7h30, l’appartement.

Bref, c’était une soirée bien chargée et très sympathique. Comme d’habitude, j’ai rencontré du monde, parlé, pris du bon temps et découvert quelques facettes du Japon que je ne connaissais pas encore : Tout va bien.

Episode VI, le retour du Jeudi (3)

Je suis sûr que certains ont ri. Si oui, je peux « sabrer » le champagne pour fêter ça … Ok, j’arrête.

Dernier épisode, donc, sur ce jeudi au planning chargé, où l’on a bien mangé, bu, chanté et où l’on s’apprête à encore manger, boire et nous amuser.

On est allés dans un bar/restaurant bien sympathique, où l’on peut boire autant que l’on veut pendant 2 heures pour 1000 yens/personne (~10 € pour ceux qui ne sont toujours pas habitués), à condition de prendre quelques trucs à manger.

Après nous avoir indiqué un premier bout de table où l’on pouvait s’asseoir pour commencer, nous avons donc pu commander une première tournée de nourriture et de boisson. Comme souvent dans ces endroits, il n’y a pas de repas à part entière mais plutôt des sortes de « tapas » que l’on peut partager à plusieurs. Fruits et légumes assaisonnés, petites brochettes, salades garnies et autres plats assez simples se sont donc affairés à nous remplir l’estomac pendant que l’on commençait à discuter chacun dans nos coins.

Au niveau des breuvages, Tony est resté fidèle à son Gin Tonic, tandis que les autres s’essayaient à toutes sortes de mélanges de liqueurs et de jus de fruits. Pour ma part, j’ai testé le « Karua Miruku » (= Kahlua Milk) qui est un mélange de Kalua et de lait et qui, ma foi, n’est pas mauvais du tout. J’ai donc continué sur ça à peu près toute la soirée, exception faite de deux verres de « Cassis-Thé vert », pas extraordinaires mais buvables.

Après quelques temps, on nous a déplacés vers une vraie table, juste pour nous, dans une sorte de box.

Jason, qui n’était pas en manque de boisson avant d’arriver et encore moins une fois ici, a alors proposé de jouer à un « drinking game » appelé le « Never have I ever … ». Le concept est simple, chacun son tour, une personne dit « Never have I ever done this thing » (= « Jamais de ma vie je n’ai fait telle chose ») et tous ceux qui l’ont déjà faite doivent boire. Je pense qu’il est inutile de vous préciser autour de quel(s) sujet(s) s’axent la conversation … Du coup, en l’espace de quelques heures, on en apprend rapidement beaucoup sur les autres (et sur les moeurs des autres pays).

Sur ce, et après avoir fini de boire notre « last order », on s’est dit au revoir et on a pris le chemin du retour, puisqu’après tout ce n’était que jeudi et, pour ma part, il fallait aller bosser le lendemain.