Nouilles japonaises

Quatre mois que je suis au Japon, un peu plus de 50 articles et je ne vous ai pas encore parlé des nouilles … Corrigeons cela.

Même si le riz est probablement l’aliment le plus consommé au Japon, il doit tout de même subir une concurrence rude de la part des nouilles. On retrouve généralement trois différents types de nouilles :

  • Les « soba » (そば) sont faites à partir de farine de sarrasin (« soba » signifiant « sarrasin », d’ailleurs) et sont coupées très fin. Généralement, elles sont servies froides et on les trempe dans une sauce, mélange de soja, wasabi et quelques autres légumes/aromates. On peut aussi les demander chaudes dans le bouillon.

  • Les « udon » (うどん) sont faites de farine de blé et sont coupées assez large. Bien qu’on puisse les consommer froides (de la même manière que les soba), il est plus commun de les prendre chaudes en bouillon, avec de l’oignon vert et du sésame. De plus, les différents « menus » vous permettront d’avoir des oeufs, du porc ou du boeuf, servis sur le bouillon.

Enfin, les meilleures pour la fin, les fameuses « ramen » (ラーメン) qui sont, aussi, faites de farine de blé. Pour le coup, celles-ci se servent exclusivement chaudes dans un bouillon.

La recette originale est chinoise et elle a été importée au Japon au début du siècle dernier, pour y devenir un des (si ce n’est « le ») plats de référence. Rome ne s’est pas faite en un jour, et si les ramen sont devenus si populaires, c’est grâce, d’une part, à la Seconde Guerre Mondiale qui a ouvert les frontières de l’importation (la farine des Etats-Unis étant très bon marché) et, d’autre part, grâce à l’invention des … nouilles instantanées. Et oui !

En dehors des nouilles, un « ramen » (qui est aussi le nom du plat) est composé de deux ingrédients principaux, le bouillon et la garniture.

Le bouillon est fait en laissant mariner des os (de porc en général), des champignons et des oignons longtemps dans l’eau bouillante. Ensuite, il peut être mélangé, selon les recettes, avec du soja, du miso (Wiki) ou simplement salé.

Pour la garniture, cela varie, encore, selon les recettes mais les standards sont la tranche de porc, les pousses de soja, l’oeuf semi-dur et les feuilles de nori (celles qui servent aussi à enrouler les makizushi). En plus, on pourra trouver des zestes de citron, de l’ail (en pâte), des épices, et plus ou moins tout ce qui peut se manger.

Si j’apprécie de manger des soba ou des udon, les ramen restent mon plat japonais n°1 sans trop d’hésitation. Tout d’abord car le plat, en soi, est très goûteux et très consistant mais aussi car les restaurants à ramen sont uniques.

De par le style, japonais et « vieux », l’ambiance, très intime et amicale, et le menu (proposant en général une « spécialité » de la maison), les « ramen-shop » se distinguent, en tout point, des chaines de restaurants qui constituent l’autre grande famille de restaurant à Tokyo.

Pour parfaire le tout, une « grande taille » (« omori » en japonais) de bol peut être demandée, souvent gratuitement (le serveur vous le propose) ou pour un complément de 50 yens (moins de 50 centimes), un ramen coûtant, en moyenne, entre 700 et 900 yens.

Pour finir, parce que je me devais d’y faire référence si je parlais des ramen, le manga, mondialement connu, « Naruto » a pour personnage principal un jeune ninja appelé « Naruto Uzumaki », adorant manger des ramen. Son prénom vient du « narutomaki », un ingrédient que l’on peut trouver dans les ramen, et son nom vient du mot « uzumaki » qui signifie « spirale », référence à la forme rose au milieu des narutomaki.

Et si, avec ça, je ne vous ai pas mis l’eau à la bouche, je ne vois pas ce que je peux faire de plus.